Il y a encore à peine une semaine j’étais sur l’île de la Réunion. Nous y allons régulièrement avec ma femme et bien souvent nous emmenons des amis avec nous à qui nous faisons découvrir l’île sur laquelle j’ai grandi. Mais voilà nous avions envie de pouvoir profiter de l’île différemment et ce séjour était l’occasion pour nous de faire ce que nous ne faisons pas normalement.

Nous avions donc décidé de faire un peu de randonnée et nous avons attaqué notre séjour par une randonnée considérée comme simple nous menant de la Route Forestière des Cryptomerias à l’ilet Alcide.
Nous avions décidé de partir avec mon fils (dans le sac de portage), ma femme et ma mère. Notre réflexe a était de préparer les affaires pour Martin (mon fils) afin de s’assurer qu’il aurait à manger, de quoi se couvrir et s’hydrater mais voilà dans la précipitation nous n’avions rien prévu pour nous à part une bouteille d’eau.

Nous avons alors pris la voiture direction le Maïdo et sommes arrivés au départ de la randonnée à 11h. Nous n’avions rien à manger, mais la ballade étant prévu pour 2h30 nous avons décidé de quand même partir. Le départ se fait depuis la Route Forestière des Cryptomerias et donc nous démarrons les premiers mètres au pied de cryptomerias majestueux qui à leurs pieds laissent un peu de place pour les fougères arborescentes.

Au pied des cryptomerias pousse les fougères arborescentes
Au pied des cryptomerias poussent les fougères arborescentes

Très rapidement nous nous enfonçons dans une forêt dans laquelle il y a encore des goyaviers. Cette forêt nous offre des décors dignes de films fantastiques ! Le sol est sculpté par les racines qui parfois sont de véritables embuches au milieu des parties plates et à d’autres endroits deviennent le support de marches naturelles qui nous permettent de gravir les pentes escarpées qui se présentent à nous.

Une forêt digne d'un décor d'Harry Potter !
Une forêt digne d’un décor d’Harry Potter !

Après un long passage dans sous cette voute boisée nous accédons à un point culminant sur lequel trône un tamarin vieux de 400 ans de plus de 19m de haut (dont 9m de tronc bien droit). Après avoir passé les deux ravines qui ponctuent le chemin, nous arrivons au point culminant de cette randonnée (1550m) qui signe l’arrivés au-dessus d’ilet Alcide. Nous avons donc amorcé notre descente par le chemin balisé « Partie aval » et enfin nous sommes arrivés sur îlet Alcide.

L’ilet Alcide et sa source d’eau fraiche

Sur le chemin Aller nous avons pris notre temps entre les photos, la pause repas pour Martin, la cueillette des goyaviers et les différentes pauses nous avons mis presque 2h15 pour arriver à l’ilet Alcide. Nous faisons donc une petite pause bien méritée et mangeons quelques goyaviers pour recharger les batteries. Le lieu est vraiment magique et se dire qu’une personne a vécu ici lui confère une atmosphère particulière, mais le temps et l’arrivée de la pluie nous rappelle qu’il va falloir rentrer. Nous prenons donc le chemin du retour et après quelques minutes de marche Caro me dit de ne pas l’attendre pour accélérer le pas et mettre Martin à l’abri au plus vite. Je la vois s’arrêter pour attendre ma mère et me dis qu’elles arriveront donc un peu après moi. J’accélère donc le pas et boucle le chemin Retour en tout juste 1h.

Mais voilà, après un peu d’attente je vois arriver ma mère seule sans Caro et elle me dit qu’elle ne l’a jamais revu depuis ilet Alcide… Mon sang ne fait qu’un tour, deux possibilités:

  • elle est perdue
  • elle est tombée dans un trou.

Je décide que la première option est la plus plausible et qu’il y a de grandes chances qu’elle n’ait pas suivi le chemin retour, mais qu’elle soit allée vers Sans-Soucis. Il est plus de 15h30 et le meilleur moyen de la retrouver me semble être de prendre le chemin qui mène à ilet Alcide par Sans-soucis pour finalement refaire le chemin d’ilet Alcide à la Voiture si c’est la seconde hypothèse qui s’avère la bonne.

Je laisse ma mère et mon fils à l’abri dans la voiture et je pars donc bille en tête à AS10 (enfin au filling car je n’avais plus ma montre) et l’adrénaline me permet de ne pas sentir les difficultés du terrain (marche, boue, D+, cailloux, pluie…) même si le cardio lui s’emballe. Mais bon je me conditionne, car dans le pire des cas je suis partie pour au moins 2h de trail. Régulièrement, je crie sur le parcours et après presque 30 minutes de course j’entends une réponse. Plus que quelques mètres de course et me voilà en face de Caro…

La pression retombe alors et c’est à ce moment que je me rends compte à quel point j’ai fait tourner la machine. On finira la balade en marchant tout en essayant désespérément d’appeler ma mère sur son mobile mais les montagnes réunionnaises ne laissent pas facilement passer les communications.

Je pense que sur cette sortie nous avons fait toutes les erreurs possibles et imaginables:

  1. Manque de matériel (rien à manger, pas de sifflet, pas de lampe frontale)
  2. Départ à la mauvaise heure
  3. Séparation du groupe
  4. Mauvaise communication entre nous

Je vous laisse donc avec quelques photos qui retranscrivent bien l’atmosphère de cette randonnée.

Un Commentaire

  1. C. Tarchalski

    Quel aventure!
    pour ce qui est des erreurs, je mettrais la séparation du groupe en premier car a priori plusieurs chemins étaient possibles – d’expérience avec les enfants, en cas de pluie ou d’orage, on couvre les enfants avec tout ce que l’on a, y compris nos propres vêtements/kway si besoin et on reste ensemble. En ce qui concerne le matériel, je recommande les talkies-walkies qui sont parfais pour les terrains ou le réseau n’est pas top – évidemment cela demande un petit investissement donc à voir en fonction du nombre de randonnées réalisées.

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