Il y a bientôt un an maintenant mon Frère (avec qui j’ai volé en parapente cet été à la Réunion) m’a offert un baptême de vol en planeur avec l’Association Sportive de Vol à Voile d’Angers.

Après une première tentative loupée au mois de juillet pour cause d’orage soudain j’ai réitéré au mois d’Août avec cette fois-ci un temps idéal. Un ciel bleu, peut-être même un peu trop puisqu’il n’y avait aucun nuage pour nous indiquer zone d’ascendance.

PNC aux portes, armement des toboggans…

Après avoir signé les papiers concernant l’assurance, je fais la rencontre du pilote qui va me faire voler. Un tour du planeur afin de comprendre comment fonctionne l’engin, puis j’enfile le parachute avant d’entamer la séance d’apprentissage des consignes de sécurité en cas d’éjection (attendre l’éjection de la verrière, se mettre debout, sauter, ouvrir son parachute… et surtout prier pour se souvenir de tout ça en cas d’urgence). Le président de l’ASVV me rassure c’est comme pour les avions de ligne ça n’arrive pas souvent… j’ai envie de dire je préfère en effet !

S’envoyer en l’air avec un treuil…

Je m’installe à bord de l’engin et mon pilote m’explique comment va se passer un décollage au treuil. D’abord le treuilleur va tendre le câble, puis le pilote lui donnera le go, le treuil va alors nous tirer pendant que le pilote inclinera l’avion à 45° pour lui permettre de prendre de l’altitude et lorsque nous serons au-dessus du treuil le câble sera largué automatique et nous serons alors à une altitude de 500m. Il me demande si j’ai bien compris et si j’ai des questions, mais toutes les explications sont claires donc je lui dis que c’est bon. À ce moment-là, le pilote demande au treuilleur de tendre le câble, j’entends un léger bruit et le pilote confirme à la radio que le câble est tendu, c’est à ce moment que je décide de sortir ma Gopro pour filmer ce vol, mais à peine ai-je le temps de sortir ma caméra que le pilote donne le Go au treuil. Je sens alors une poussée énorme me coller dans mon siège en une fraction de seconde le planeur est dans les airs, le pilote nous met à 45° lorsque je fini d’appuyer sur le bouton, quelques secondes plus tard avant même que je m’en sois rendu compte nous sommes à 500m au dessus du sol et le pilote félicite le treuilleur !

Un planeur à prendre avec des pincettes !

Après cette phase de décollage vraiment impressionnante, nous sommes maintenant dans les airs et  le pilote m’explique que nous allons devoir trouver un thermique pour nous permettre d’atteindre les 1500m d’altitude afin de pouvoir me filer les commandes. Très rapidement il trouve un premier thermique et nous nous mettons à faire des cercles dans celui-ci ce qui nous mène à 1000m, nous changeons alors de nuage et atteignons rapidement l’altitude cible.

Le pilote m’explique alors comment fonctionnent les commandes et me propose de prendre en charge le pilotage de l’appareil. Premier contact avec le manche vraiment déroutant, car la moindre petite pression à une action vraiment importante sur l’engin. Il faut donc piloter la bête avec douceur et précision un peu comme-ci on avait des pincettes.

Après quelques virages plus ou moins réussis, le pilote décide d’aller plus loin dans son enseignement du pilotage et m’explique comment faire des virages à plat et notamment comment utiliser les palonniers et le fil de laine (qui permet de contrôler la position de l’appareil dans les airs). J’effectue donc mes premiers virages à plat et à vitesse constante ce qui n’est vraiment pas évident au début.

Le pilote me propose alors de profiter de la vue et de l’altitude confortable en navigant ou bon me semble ce qui me permet de peaufiner un peu mes trajectoires et la maitrise d’un cap malgré les thermiques et le vent. Il me propose ensuite de relever un dernier défi: faire un 360° à vitesse constante et avec une sortie sans à-coup. Je m’en tire vraiment bien et avec les félicitations du pilote (certainement parcequ’il était cool plus que parceque j’étais doué à mon avis).

Toutes les bonnes choses ont une fin.

Le vol se termine ensuite par la reprise en main du planeur par le pilote qui me montre que l’on peut faire des virages vraiment serrés et me faire quelques acrobaties avant de me faire expérimenter l’apesanteur en faisant un vol parabolique. Arrive ensuite l’étape de l’atterrissage, bien que très rapide et semble-t-il assez technique pour le pilote c’est une étape qui m’a moins impressionnée que le reste.

Je vous propose de visualiser quelques petites secondes de ce vol grâce à la petite vidéo ci-dessous:

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